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Étant plus souvent qu’autrement devant mon clavier pour l’élaboration de manuscrits dont plusieurs se réfèrent à ce que j’ai vécu, je m’offre une pause afin de raconter mon histoire considérant, que le temps est maintenant arrivé. Je serai donc, le personnage principal à ce qui suit. Mon but vise essentiellement à revisiter certains segments qui m’auront encouragé à m’arrêter pour ensuite, aller vers une nouvelle façon d’être, prétexte m’ayant été motivé à m’accorder le laissez-passer. À celui-ci, je m’en offre un autre afin de vous permettre, de parcourir ce qui m’aura dessiné pour mieux me définir à ce temps de maintenant.
Pour arriver à cette objectif, j’ai dû poser le geste me permettant de me remémorer des souvenirs qui peut-être, en ai-je oublié leurs messages… ? L’écriture, laissera sans équivoque, l’importance de sa leçon bien à ma vue qui, de temps à autre, je pourrai consulter. Le changement a fait son apparition, à partir du moment où je me suis posé la question : « Qu’elle est ma raison d’être en ce monde ? » Je me suis surpris à reformuler la question tout en y ajoutant, une précision que voici : « Qu’elle est ma raison d’être en ce monde et en ce temps ? »
Je tiens à apporter un point important. Il y a des gens qui ne se poseront jamais cette question et c’est bien ainsi. D’autres comme moi, se la seront posés et de temps en temps, celle-ci se renouvellera pour faire en sorte de se repositionner.
Pour vous permettre de connaître celui qui est à écrire, je suis l’aîné d’une famille de trois enfants. Très jeune, on me considérait comme un enfant sans histoire où plus souvent qu’autrement, je ne déplaçais pas beaucoup d’air. Ma mère s’était faite très présente pour s’occuper de nos moindres soins alors que mon père, s’était jeté à corps perdu dans le monde des affaires. D’ailleurs, mes parents avaient eux-mêmes consenti à débuter leur vie dans un lieu complètement inconnu et ce, loin des leurs.
Jeunesse et adolescence auront parcouru le temps de voir arriver en moi, le rebelle modéré et surtout bien caché générant des défaillances physiques motivant une étiquette, à être fragile. N’ayant pas apprit à identifier mes peurs ou autre sentiment, la bulle s’est vue d’agréable compagnie fermant tout accès à ceux de mon environnement, pour me faire tout petit même si j’avais prit de la grandeur. Limitant mes propos à de simples banalités étant toujours dans mon monde, l’heure des grandes questions de ma présence, avait commencé à se faire entendre où l’écriture se faisait insistante sans pour autant, y prêter une grande importance. N’étant pas à cette attirance vers les grandes études, ne sachant où me diriger à ce goût de faire, j’allais apprendre sur le tas et ce, auprès de mon père que pour un temps. Bien des années ont suivi pour connaître le mariage composant avec une confiance douteuse résultant à l’échec de ne pas avoir su faire, pour replonger de nouveau dans mon isoloir mais que pour une courte durée. La vie allait m’apprendre un fait très important pour susciter la connaissance de celui qui m’habitait. Je me surprenais de faire amande honorable auprès de mon épouse divorcée, à lui donner raison pour avoir cessé ma mascarade tout en lui témoignant ma gratitude à son geste, geste qui m’aura permit de me voir sous un autre jour, à ce début de l’éveil.
Le cours de ma vie aura suscité à vivre des expériences dont certaines m’auront convié à entreprendre des actions défiants ma façon d’être et ce, lors de réponses à des désirs à me surpasser que je m’étais consenti. J’avais écouté ce que mon intérieur m’avait dicté et sans savoir le résultat final, j’avais abdiqué la direction. Du connu, l’ouverture m’enjoignait à aller vers l’inconnu. Sans savoir le comment des choses lors de ces manifestations, tout s’était orchestré sans me demander de grands efforts. À celles-ci, j’avais eu l’impression d’avoir été sans aucune peur. Cette étape allait me conduire à prendre conscience dans le temps, de la présence d’un guide me précédant.
Ce ne fut que de courtes durées car ma situation financière allait connaître un grand changement, à la suite du décès de mon père pour me donner enfin la chance, de prouver à mon entourage, que je pouvais réussir, événement qui tardait à venir. J’avais prit cet engagement depuis longtemps, très longtemps même pour voir enfin, mes illusions se dégrader tout en perdant, ma quête à vouloir prouver. Je vais ouvrir une parenthèse en ce qui concerne ma relation avec mon père. Lui comme moi étions à des lieux l’un de l’autre et ce, depuis bien des années. Personnellement, j’ai eu le bénéfice de vivre un événement auprès de lui et ce, à la fin de sa vie permettant de nous rapprocher tout en me montrant qui il était vraiment. Je me souviens de l’état dans lequel j’étais à ce moment. Je lui avais mentionné un intérêt marqué à vouloir vraiment le connaître et pour la toute première fois de ma vie, je lui avais affirmé ma fierté à être son fils. Le lendemain alors que j’étais à faire un travail pour lui, on m’informait de son entré à l’hôpital d’où l’urgence à me présenter prétextant à sa fin certaine.
Quelque temps après l’enterrement, ce moment passé ensemble m’était revenu en mémoire pour provoquer en moi, cette nécessité à vouloir prendre des informations à son sujet auprès de personnes qui l’avaient très bien connu. Bien de leurs propos me faisaient prendre conscience, que sa façon d’être avait été à son inverse à ce quotidien de notre vie familiale, s’offrant le loisir de se laisser aller auprès de d’autres alors qu’il en était de même pour moi. En aucun temps, nous n’avions manqué de quoi que ce soit et à bien des reprises, il nous avait fait bénéficier de nombreux voyages. Que de souvenirs me parviennent par son entrain à toujours vouloir souligner nos anniversaires de même que l’importance de Noël en famille et bien entendu, Pâques. Étrange de constater à ce jour que tout dans ma vie a gravité autour de ce qui devait être montré étouffant le vrai visage, condition à rester dans le rang, exercice que je me suis toujours refusé. Dans le fond, mon père m’a donné l’exemple de l’effet en surface démontrant la cause de nos différences. Depuis ma naissance, j’ai toujours été ce gars un peu retiré du noyau familial et aujourd’hui j’en sais la provenance. De savoir d’où l’on part, aide énormément à ce bénéfice d’aller vers notre propre évolution. Chacun porte en soi, sa différence delà cette fierté de s’apprécier comme on est. Mon père pouvait me donner ce qu’il était et à la toute fin de sa vie, nous avons été comme à ce cadeau que l’on reçoit d’une personne heureuse de pouvoir nous le donner.
Le temps a passé pour conjuguer avec une situation qui allait devenir le déclenchement du grand voyage. Depuis quelques années, j’avais prit une habitude au ressourcement dans différents lieux pour faire le point. Étant à un croisé de chemin, j’avais pressenti un revirement de ma situation éprouvant cette nécessité. À cette période, rien ne fonctionnait et de plus en plus, je me terrais au plus profond de ma personne, difficile situation surtout lorsque l’on est en couple.
Vint ce temps à lever l’ancre pour une destination sans savoir le lieu de ma première escale. Pour bien des navigateurs chevronnés, l’itinéraire d’un voyage composera avec la connaissance du territoire, sachant les mises à l’ancre à ces coins à l’abri. Pour vous qui êtes à lire, je prends ce langage appartenant à ces gens de la voile qui, dans un autre temps, m’aura convié à entreprendre la composition à « Lâchez les amarres…pour l’aventure » un récit où justement, le dénouement avait prit essence par la fabrication d’un petit bateau fait à la main pour se voir transformer en voilier.
Pour beaucoup, nous avons l’occasion de s’offrir des vacances dont le but sera bien entendu, de s’offrir des douceurs et pourquoi pas, ce que l’on se refuse durant l’année. À ce moment de détente, on prendra le temps de bien planifier d’autant plus que deux semaines, s’est vite passé. Dans une certaine mesure, j’avais eu l’occasion de m’offrir ce genre de vacance pour un jour, penser d’en entreprendre un, ne comportant qu’un allé. Heureusement pour ma personne, les événements s’étaient présentés pour se rapprochement à ce voyage avec moi-même.
Ce jour est venu où je prenais la voie sans savoir où j’aboutirais. À mon for intérieur, j’avais parcouru toutes les alternatives pour susciter en moi, la seule voie que j’avais empruntée accidentellement : l’inconnu. L’instabilité de même que l’errance m’aura rapproché de ce que je ne connaissais pas de ma personne ou si peu. Sans savoir ce que mon geste allait me faire connaître, je m’étais embarqué pour voguer sans pour autant me laisser cette alternative d’un retour en arrière. Faut bien le dire, j’y avais pensé mais la vie avait entendu mon intention d’aller à ce devant malgré mon pas hésitant. Les jours s’enchaînèrent composant avec mes résistances, mes peurs de même que le doute. D’un autre côté, j’appréciais certains moments où je me surprenais à cohabiter avec la paix effleurant des parcelles à ce que l’on appelle «le moment présent», suscitant à mon for intérieur la gratitude.
Contrairement à ce que j’avais connu, rien n’était planifié à l’avance et encore moins, mes réactions du moment. Imaginez-vous arrivant dans un lieu d’aucune réalité et limité en espace contrairement à ce lieu de votre provenance dont vous savez, qu’il ne fera plus partie de votre réalité. À ce point, trop longtemps l’apparence était devenue pour moi, ce pansement temporaire où viendrait ce temps, de me montrer sous mon vrai jour. Vous savez sans aucun doute, qu’en voulant retirer ce même pansement qui est là depuis un bon moment, d’un seul coup, le mal sera momentané mais il arrive que l’on veuille adoucir le geste, le retirant progressivement. C’est donc dire, que mon choix fut progressif à ce sevrage à mes emprises passées.
Le sevrage est souvent utilisé dans le sens de privation amenant la personne à une désintoxication d’une matière que l’on aura consenti à ingérer de façon excessive. Loin de moi à vouloir m’introduire dans l’archipel des définitions théoriques appartenant à ces autres qui ont évolué dans ce domaine. Je suis de ce type qui s’est vu bien assit devant l’école de la vie et de temps à autre, bien des mots m’avaient apporté cette brise du large dont ses parfums m’avaient ouvert à d’autres significations. C’est donc dire, que ma démarche n’aura été qu’à un temps qui, à partir de l’instant où le moment présent s’est manifesté, d’autres perceptions à ce vent du large, se laissait apprivoiser pour vivre l’incompréhensible à ce que j’étais, lors d’événements hors de tout entendement. L’engagement de soi c’est aussi de s’avouer qu’un temps nous est propice à récupérer pour mieux se choisir tout en continuant la route vers ce défi à demeurer dans l’inconnu.
À écrire ainsi, je constate que je précise mon intention pour me voir évoluer dans un autre lieu. Sans attache, je dois avouer que ça me manque et c’est ainsi. Et pourtant, le cours de ma vie m’aura fait connaître la venue de l’autre de même que des enfants. L’histoire ne dit jamais de quelle manière celle-ci commencera. La mienne débuta sans que je me connaisse vraiment pour tanguer dans des eaux troubles où plus souvent qu’autrement, me retrouvant seul dans une chaloupe. Bref, j’avais omit de savoir de quoi mon bateau était fait avant de m’aventurer sur une mer tantôt tranquille et tantôt d’une humeur à tout rompre. Mon histoire fut écourtée par l’état de ma chaloupe où celle-ci m’avait de peine et de misère, amenée sur le rivage avant de se faire emporter par le ressac des vagues l’entraînant à son dernier repos tout au fond de son lit. J’utilise beaucoup de terme propre à la mer mais reste, qu’à cette période passée du lieu de ma présente réalité, j’avais eu vraiment l’impression d’arriver dans une île déserte où je me promenais sans croiser personne.
Les jours meilleurs se sont présentés pour m’entraîner dans une autre réalité et comme je l’ai mentionné ci haut, à plusieurs occasions j’étais tombé à la renverse comme si, en creusant, j’avais découvert de nouveaux matériaux pour me fabriquer non pas une chaloupe mais bien, un voilier.
Ses composantes se voyaient par la venue d’un guide qui allait me montrer ce pourquoi, du bien fonder de ma réalité. Dès le départ, l’engagement à n’être qu’un élève pour apprendre, eut pour effet de constater jusqu’à quel point, j’avais prit de la hauteur trop vite, délaissant l’émerveillement de même que la spontanéité propre à ma joie de vivre. Dans un tel état, j’allais découvrir le manque au partage par différents événements faits de grandes intensités pour le vivre qu’avec moi-même. Tout dans cette réalité, enlignait l’opposé à tout ce que j’avais connu dans mon passé saisissant de surcroît, que je n’avais qu’existé en attendant l’occasion de vraiment prendre le large. Dans le tumulte de moments nuageux, le dénouement à certaines occasions m’auront enseigné le juste retour des choses où, la loi du retour allait répondre à ma propre question d’un pourquoi dont sa suite, trouvait à propos de me ramener en mémoire, un geste passé au jugement sévère envers une personne proche, due à ses actions incompréhensibles. M’aura-t-il fallu le vivre pour demander pardon tout en prenant en compte la leçon… ! D’un moment de prestige, celui-ci m’aura amené dans un lieu où encore seul, j’étais. Je m’isolais de plus en plus jusqu’à ce moment où celui qui m’avait précédé depuis des lunes, allait m’indiquer l’étoffe d’une plume ouvrant l’oracle d’une source intarissable.
Je suis à ce geste de «lever l’ancre» de cet endroit qui fut ma terre d’accueil pour un temps et qui m’a été enseigné, à m’accorder au présent tout en m’apprivoisant au gré de mon parcours dont celui-ci se porte maintenant à prendre la route de nouveau.
Je m’arrête en ce moment et je me relie à certains passages qui me font me souvenir d’avoir quitté un port, lieu de mes premiers pas, lieu d’avoir agit au meilleur de ma connaissance et lieu de départ. Ce qui étonne lorsque j’y pense, c’est que dès mon arrivée dans ce village, j’étais un étranger vis-à-vis les autres ainsi qu’envers moi-même. Aujourd’hui, on connaît mon nom et à ce que je perçois de ma personne, de nouveau ce gars arrivé dès les débuts effacé et dépourvu, recommence à refaire surface à ma vue juste par peur de l’inconnu.
Ah ! Ce mot qui reprend le flambeau pour rendre propice le défi à celui qui a oublié, ses premiers pas depuis les premiers moments de son éveil où les attentes n’avaient plus d’emprises. Dans l’inconnu, tout se vit à l’inconditionnelle.
Pour vous permettre de poursuivre la visite au site qui se veut pour moi, une belle opportunité de déposer à la vue de tous, ce qui m’anime depuis sept ans, je crois utile de vous intéresser à mon premier récit «Lâchez les amarres…pour l’aventure». Celui-ci m’aura conduit à prendre le large vers un village du nom de Fortierville et ce, à la suite de mon départ de Cap-de-la-Madeleine ma place natale.
Dans le cours des événements à ce village, bien des changements en ma personne se seront présentés pour favoriser le travail composant avec l’accomplissement de même que l’arrivée de l’écriture sillonnant l’élaboration de plusieurs manuscrits, que vous aurez la chance de parcourir en son temps. Il demeure un événement qui m’aura valu de composer avec l’inconnu par ma possibilité d’écrire dans le journal de Fortierville, un article se référant aux personnes âgées. D’ailleurs, vous pourrez aller consulter «La plume vole et se raconte » dont certains de ceux-ci, s’y retrouvent.
Poursuivant la visite, vous découvrirez « La plume d’Ernest » dont le contenu se prête à mon quotidien dont mon arrivé à mon nouveau chez moi. Ce texte conjuguera avec d’autres manifestations dans ma vie delà, ma continuité à demeure proche de ce qui m’anime, l’écriture.
Denis Le Bon
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